Mouvement.

Jésus passe toute la nuit à prier sur la montagne. Luc ne précise pas quelle est cette montagne. C’est un lieu élevé, loin au-dessus de la foule, le lieu de la prière, non pas à l’écart mais au-dessus. C’est là que Jésus appelle ses disciples, tous ses disciples, quand le jour se lève. Il les appelle dans sa prière. Il les élève dans sa prière. Et là, dans la prière de tous avec lui, il choisit les douze, qu’il nomme apôtres, envoyés. Avec eux il descend dans la plaine vers la foule qui se presse pour l’entendre et se faire guérir. Le discours sur la montagne de Matthieu devient chez Luc un discours dans la plaine. D’un côté Jésus fait monter les disciples avec lui, de l’autre il les fait descendre avec lui. Ces deux mouvements sont toujours les nôtres: nous montons ici dans la prière avant de redescendre dans nos occupations quotidiennes. Mais nous descendons surtout vers la foule, tous ceux qui veulent entendre et guérir. C’est à eux que nous sommes envoyés. On n’est pas apôtre dans l’immobilité, encore moins dans l’immobilisme, mais dans le mouvement vers les autres. Il faut toujours aller, se laisser envoyer.

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