Renaissance.

Il est impossible de faire l’impasse sur le temps écoulé, et ce serait malsain.Les deux derniers mois ont été rudes: trajets quotidiens à Bruxelles et séances pénibles de radiothérapie. Quand c’est fini, ça fait vraiment du bien. Il est encore trop tôt pour en vérifier le bienfait; Mais j’y ai appris la dépendance aux soignants, sans toutefois vraiment l’accepter. Ils sont si différents: distants, blafards, bienveillants, même amicaux à la longue. Et les machines, le tunnel bruyant, le masque plaqué sur le visage. L’attente. Le soutien patient de ceux qui m’ont accompagné.
Quand c’est fini, on s’étonne le matin de rester tranquille à la maison. Et on le savoure. Si vite viennent les autres tâches. Il a même fallu en assumer dans la faiblesse. Mais j’ai éprouvé la force de la faiblesse: quand j’ai chuchoté une homélie au micro dans un silence de douce bienveillance, jamais je n’avais autant senti la présence vive des assistants. Et ils m’ont dit combien leur écoute rencontrait mon murmure. N’est-ce pas singulier: Pâque chuchotée…

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