Reines encore.

Après Jézabel, voici Athalie. Dans la Bible, les femmes au pouvoir sont cruelles et périssent dans l’objection. Pas de belle figure de bonne reine. Les temps ont heureusement bien changé. Vivent Elizabeth II et Angela Merkel!

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Reines.

Jézabel, reine impie, spoliatrice et meurtrière. La tyrannie d’une femme est plus odieuse parce qu’elle avilit la figure de la femme, source de vie, tendresse, protection. Des reines ont été saintes; elles on,t sauvé l’honneur des femmes promues au pouvoir, aisément reconnues comme mères de leurs peuples.

Douceur à l’Horeb…

Élie, à l’Horeb, passe la nuit dans une caverne. Dieu l’en fait sortir pour le gratifier de son passage avec toute une mise en scène: un ouragan, un tremblement de terre, un feu, les grands signes de la théophanie de l’Exode sur cette même montagne, mais que Dieu délaisse maintenant. Ces signes convenaient pourtant bien à la violence d’Élie qui a égorgé cent cinquante prophètes de Baal de sa propre main! Justement il doit désormais apprendre la douceur de Dieu: il vient dans un fin silence ou dans le murmure d’une brise légère, selon les traductions.

« Je suis le seul à être resté » dit Élie. Ce n’est pas vrai: cent prophètes ont été cachés par Obadyahu, le maître du palais d’Achab.

« Repars! » lui dit Dieu. Il doit reprendre le chemin de sa fuite dans l’autre sens. Et il ne va plus détruire mais fonder, consacrer un roi et un prophète. Sa mission sera alors accomplie.

Élie.

Blog dépanné, juste pour rattraper Élie. Il avait fermé le ciel: « Il ne pleuvra pas pendant plusieurs années jusqu’à mon commandement ». Maintenant il ne commande plus, il attend la pluie. Entre temps il a appris l’obéissance, dépendant d’un corbeau, puis d’une femme païenne pour se nourrir. Il devra encore laisser sa belle violence pour rencontrer Dieu dans la douceur.

Le cœur du Christ.

De mon livre « La face humaine de Dieu » p. 148:

« Si la résurrection du Christ en sa chair humaine a un sens, nous pouvons alors oser dire qu’il y a un cœur humain qui bat en Dieu, celui du Christ. Toute la compassion, la miséricorde, la tendresse, mais aussi la passion, l’exigence, l’attente folle qui faisaient déjà du Dieu de l’Ancien Testament un Dieu si charnel, tout l’amour de Dieu est devenu humain dans le cœur du Christ, de sorte que notre capacité d’aimer puisse s’élargir et être dilatée à l’infini de l’amour de Dieu selon la belle expression de France Quéré: « L’homme est un infini logé en une finitude »… Voilà ce que fait le moine qui intercède pour lui-même et pour le monde: il contemple le cœur du Christ et il attend dans une ardeur patiente et têtue qu’il transfigure nos cœurs.

Débat.

Moment heureux après les joutes entre Jésus et les disputeurs. L’un dit: « Fort bien, tu as raison ». Et l’autre; « Tu n’es pas loin. » Ce moment met fin aux discussions: « Personne n’osait plus l’interroger ». La paix nous est donnée quand nous pouvons dire à l’autre: tu as raison. Pourquoi est-ce si difficile? Jésus lui-même a connu tellement de débats. Il aimait débattre.

Saisons.

Jésus maudit un figuier où il ne trouve pas de fruit car ce n’est pas la saison.

Moralité: Il n’y a pas de saison pour porter du fruit. C’est la gloire du Père que nous portions du fruit en toutes saisons.